Émilie

Émilie contre Goliath

Depuis le 25 avril 2008, la famille d’Émilie, alors âgée cinq ans, vit en suspends. C’est ce jour là que la maman d’Émilie consulte pour une bosse sur le petit ventre de sa toute belle. Dans la même journée, Émilie est rapidement transférée de la clinique à l’hôpital Charles-Lemoyne, à Ste-Justine. En oncologie. Voilà, le mot était prononcé, « on n’écarte rien Madame »… Cancer.

Neuroblastome plus précisément.

Le quotidien d’Émilie devient alors celui qu’aucun enfant ne devrait connaître : hospitalisations, chimiothérapies, radiothérapies, chirurgies, greffe de cellules souches, un mois en isolation, gavages… Et la liste n’est pas exhaustive. Puis, la famille Filiatrault connaît un moment de répit alors qu’Émilie gagne son premier combat. Julie, la maman d’Émilie, écrit :

« Avez-vous déjà nagé sous l’eau? Volontairement ou non ? J’ai ce souvenir d’enfant : j’étais en Afrique, à la piscine. Ma mère n’était pas loin, elle parlait avec une autre maman. J’étais dans l’eau, avec une nouille de piscine préhistorique. Était-ce un cours de natation? Je ne sais plus. Toujours est-il que la nouille a roulé sur elle-même et je me suis retrouvée sous l’eau. J’ai eu peur, très peur. Quelqu’un m’a soulevé pour me sortir de l’eau. J’ai toussé un peu beaucoup, j’ai craché de l’eau. Mais ciel que la première bouffée d’air était magnifique. Ça aurait pu être de l’air complètement vicié et pollué que ça aurait été parfait. »

Mais la rémission ne tarde pas à laisser sa place à la rechute. Émilie et ses proches reprennent leurs souffles et replongent. Mais cette fois, la liste des traitements possibles est écourtée. Et malgré ces derniers, les tumeurs grossissent. Dernièrement, les tumeurs ont doublé. En un mois.

Trois ans bientôt qu’Émilie se bat contre son Goliath. Trois ans qu’elle et sa famille manquent d’air. Et cette fois, ils auront besoin de votre coup de pouce pour se sortir la tête hors de l’eau et reprendre la première bouffée d’air.

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